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11 mai 2020
Jean-Christophe Bollache

Rien n’a changé... Tout demeure.
Déconfinement : mon œil ! D’ailleurs ce mot n’existe pas dans notre langue française.
Mon dictionnaire numérique n’arrête pas de me le rappeler.
Qui l’a donc inventé ? Le même qui nous a concocté “les brigades d’anges gardiens“ ?
Début de fin du confinement serait plus approprié.
Ou assouplissement. La Corée du Sud vient de refermer ses bars ré-ouverts il y a peu... On n’y est pas encore. Encore, en Corée ou ailleurs.

Pas de masque encore de ma part, comme je vous l’avais annoncé, “avant“.
Un seul, si, après, en toute fin, tout petit mais tout grand pour le coup.

Pas de masque encore, parce qu’on n’en trouve que très difficilement : des commerces qui n’en commercent pas ou peu, des commandes qui n’arrivent pas, des livraisons qui ne se font pas. Et d’ailleurs ou encore, ne sera-t-il pas bientôt obligatoire d’avoir un masque pour pouvoir aller acheter un masque ? Sacré dilemme...

Pas de masque, encore, puisque que l’on apprend (via l’enquête de Davet et Lhomme du Monde entre autres) que, tous (ou presque) les stocks qui avait été établis, ont été détruits et non reconstitués.
Par ordre de qui ? Sur quelle injonction ? Selon quelle mystérieuse procédure ? Nul ne semble savoir. Ou plutôt nul ne le souhaite vraiment : désigner un ou des coupables, pardon un ou des responsables. Ou selon moi, nul ne désire vraiment pénétrer dans les rouages d’un État dont on ne sait plus qui le fait tourner rond... ou en bourrique.

Je suis stupéfait qu’au-delà de l’ire de chacun d’apprendre que nous (je dis NOUS, puisque c’est l’État, et ON ne se prive pas de dire qu’IL est NOUS... lorsque ça va mal !) avons détruit tant et tant de masques (ce pourrait être tout aussi bien des crayons, des médicaments ou des conserves) pour X raisons, personne ne se soit offusqué des révélations qui ne sont pas dites au travers des informations qui nous sont relayées.

1 - Une grande partie des masques stockés grâce aux bons soins (?) de l’État auraient été réduits en fumée car ils étaient moisis, attaqués par l’humidité en raison des conditions de leur stockage : ne doit-on pas, avant d’être scandalisé de leur autodafé, s’inquiéter sur la nature des locaux qui auront servi pour leur confinement ?

Je ne m’y connais guère en vaccins ou en munitions, mais si nous attendons une nouvelle autre crise pour apprendre que les frigos censés conserver les premiers sont des fours et que les abris pour que la poudre qui constitue les seconds ne sont pas imperméables, il y aura de quoi s’interroger sur la bonne (en) marche de l’État...

2 - C’est sans doute le plus révélateur et le plus inquiétant : comment en est-on arrivé à choisir la destruction plutôt que la distribution ? On semble en effet s’attacher essentiellement au fait qu’on ait supprimé des masques sans les remplacer et non qu’on les ait réduits en poussière...

Il me semble que l’assurance maladie est en déficit et que chaque hôpital commande annuellement pour son bon fonctionnement quantité de masques pour des coûts loin d’être anodins. Personne n’a donc pensé à proposer que, avant la date de péremption (si elle existe...) ou l’apparition de substances fongiques, que ces stocks soient distribués, allez, même revendus à prix d’amis (toutes ces structures dépendent de l’État, non ?) aux structures médicales qui en sont consommatrices.
Ainsi, plutôt que de les faire disparaitre en fumée, ces matériels seraient utilisés par ceux qui en ont besoin ; évitant ainsi non seulement la pénurie et le gaspillage, mais permettant également de réduire nombre de dépenses qui participent à la constitution de déficits abyssaux : à bien y réfléchir, consumer ainsi des masques, la plupart en sorte de papier, c’est comme brûler des billets de banque, quelques millions d’Euros, plusieurs dizaines voir plus d’une centaine, si j’ai bien “tout compris“.
Il est vrai que je ne suis que béotien et face aux spécialistes en tous genres...

Cette simple approche, permettrait aux établissements de santé de faire de sérieuses économies en payant un prix moins élevé et servirait aux stocks sanitaires pour se reconstituer périodiquement grâce aux ventes ainsi réalisées.
Accessoirement (???), les entreprises françaises qui les produisaient encore il y a peu ne seraient pas (plus, à vrai dire...) contraintes de fermer, réduisant au passage le déficit de l’assurance chômage...

La boucle serait ainsi bouclée, très naturellement, voire très simplement.
Soulignons qu’il n’est pas besoin d’avoir fait de très hautes études de gestion ou de management pour y penser... Il n’y a pas de petites économies : ma grand-mère disait ça... Le bon sens. La bonne direction, ce n’est pas si compliqué à suivre, non ?

The Big Little Richard nous a quitté durant ce week-end.
Il eut été du jazz on eut pu en dire tout le bien qu’on pensait.
Rock and roll. C’est quand même pas si mal, messieurs, mesdames.
En hommage, ce little masque.

Un billet écrit par Jean-Christophe Bollache, le lundi 11 mai 2020.

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