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Terre !

19 mai
Jean-Christophe Bollache

Terre !
C’est ce que chaque vigie du haut de son mât perché hurlait à la cantonade sise, bien plus souvent qu’assise, sur le pont, lorsque, enfin, après des mois de traversée qui n’était pas de désert, la terre promise pointait son nez, que dis-je la péninsule ou le cap apparaissait au loin sans qu’on n’eut nul besoin de pass ou de passeport pour les accoster.

Terrasses !
Elles sont depuis peu l’objet de cris de ralliement de bon nombre, ne traduisant en rien pour le coup la découverte de nouveaux mondes mais bien le retour à d’anciens qu’on avait (presque) oubliés jusqu’aux goûts des desserts...

La comparaison s’arrête là, car, naviguant bien souvent à vue, ces explorateurs ne disposaient que rarement, contrairement à nous, de cartes et encore moins de menus, pour rejoindre les destinations convoitées.

Christophe Colomb, voyant émerger des brumes, l’Amérique, la prit pour l’Inde, affublant pour des siècles ses tribus indigènes du nom d’indiens : aucun changement pas plus qu’une variation de langage n’a jamais depuis rattrapé cette erreur d’allogène. Espérons qu’aucun accident ou variant qu’il soit indien, américain ou de quelque origine que ce soit, ne vienne stopper net cette (re)conquête des terrasses qui, jamais, ne nous parurent si lointaines…

Poursuivant notre navigation sur des mers proches et parfois plus lointaines, nous avons de notre côté atteint quelques très belles destinations :

• Département de la Marne : naming et création de la marque de territoire pour les produits et services locaux.

• Thonon agglomération et Pays d’Évian vallée d’Abondance : naming, et création des identités visuelles des deux réseaux de transports publics.

• Villeparisis : création et lancement du logotype suite au vote de la population.

• Pays d’Orne Moselle : conception de la nouvelle identité visuelle.

• IRD - Institut de Recherches pour le Développement“ : création d’une banque de plus de 60 pictogrammes.

• Collectivité européenne d’Alsace : scénographie et graphisme de l’exposition “Par’chemins & Châteaux - Vivre en Alsace aux XIIe et XIIIe siècles“.

• Ville de Bry-sur-Marne : conception de la charte graphique et du nouveau logotype.

• Marennes-Hiers-Brouage : création du logotype et de la charte graphique de la commune nouvelle.

• Pyrénées Béarnaises : création des couvertures des guides touristiques.

• Université Pasquale Paoli : prolongement de notre mission pour le déploiement de la signalétique de l’université de Corse.

• Commune de Lasseube : création et lancement du logotype.

• CMN (Centre des Monuments Nationaux) : conception de la signalétique intérieure et extérieure de l’abbaye de Cluny et du Château de Haroué.

• Ville de Villeurbanne : conception du projet signalétique de la résidence Château Gaillard.

• Ouest Aveyron : lifting et création de la nouvelle maquette du magazine.

• Haut-Béarn : conception de la signalétique et du graphisme des futures stations vélo.

Nous vous ferons découvrir toutes ces nouvelles destinations plus en détail très prochainement dès que nous en aurons le temps et sans aucun passeport, ça va de soi !

Un billet écrit par Jean-Christophe Bollache et classé dans : Signalétique, Graphisme, Exposition, Vie de lagence, Projet, Hors piste, Communication.

Plus ou Plus ?

2 janvier
Jean-Christophe Bollache

Plus de distanciation ?
Ou plus de distanciation ?

Plus de masques ?
Ou plus de masques ?

Plus de confinement ?
Ou plus de confinement ?

La question tient à peu de chose, entre plus (+) comme encore et encore, et plus (-) comme pas du tout, rien, que dalle, nada, c’en est trop... Notre langue est véritablement source de surprises et révèle sans doute bon nombre de nos contradictions.

L’un se prononce “plusse“ et l’autre “plu“ : à part cette distinction originelle et orale, originale pourrait-on donc dire, certains de nos usages contemporains, tels les messages des réseaux sociaux qui oublient à l’envie la négation en particulier et la grammaire en général, prêtent très souvent à confusion.

Ainsi :

“J’en veux plus pourrait laisser penser à un insatiable consommateur toujours désireux d’en avoir davantage alors que bien souvent cette sentence indique au contraire un ras-le-bol et un trop plein... le petit “n’“ change tout à l’affaire car “Je n’en veux plus est tellement plus explicite : on (n’) en doute plus à défaut !

“Je t’aime plus peut laisser envisager des jours d’ineffable bonheur si l’on souhaite (l’)être aimé(e) alors que c’est bien de l’inverse dont il s’agit. Là encore, le petit “n’“ peut tout modifier pour l’autre s’il ou elle (ne) comprend pas “Je ne t’aime plus...

“Il y en a plus signifie de prime abord que ça déborde de partout et qu’on est loin d’en voir le bout alors qu’il indique souvent qu’il va falloir se rédimer et oublier ses envies... On trouve sans doute l’origine de cette confusion totale dans l’absence d’assiduité des cours de français : le petit “n’“ (derrière, tout derrière, oui, là, le recalé à l’arrière près du radiateur) à force de ne pas se faire remarquer a été oublié, tenu pour moins que rien, alors qu’il demeure essentiel. Quant à “Il n’y en n’a plus“, c’est une autre histoire, car pour le coup, il y en a trop !

Plus + Plus a toujours fait plus. Moins + Moins donne Plus également.
C’est à (n’y) rien comprendre.

Quant à nous, nous avons déménagé pour plus petit mais plus chaleureux. Voici quelques vues de la nouvelle ambiance dans laquelle nous espérons trouver encore plus d’inspirations et passer plus de beaux et bons moments.
Nous vous offrirons désormais thé ou café, avec ou sans masque, pardon, avec ou sans sucre, au 7 rue Pierre Bressat toujours à Villeurbanne.

Je vous souhaite le plus de belles choses possibles pour cette nouvelle année : on oublie celle qui vient de passer (plus de 2020 en quelque sorte...) pour espérer qu’elle soit beaucoup plus réjouissante que celle qui vient de s’écouler.

Un billet écrit par Jean-Christophe Bollache et classé dans : Vie de lagence, Hors piste, Société, Communication.

Des masques qui en jettent...

11 mai 2020
Jean-Christophe Bollache

Rien n’a changé... Tout demeure.
Déconfinement : mon œil ! D’ailleurs ce mot n’existe pas dans notre langue française.
Mon dictionnaire numérique n’arrête pas de me le rappeler.
Qui l’a donc inventé ? Le même qui nous a concocté “les brigades d’anges gardiens“ ?
Début de fin du confinement serait plus approprié.
Ou assouplissement. La Corée du Sud vient de refermer ses bars ré-ouverts il y a peu... On n’y est pas encore. Encore, en Corée ou ailleurs.

Pas de masque encore de ma part, comme je vous l’avais annoncé, “avant“.
Un seul, si, après, en toute fin, tout petit mais tout grand pour le coup.

Pas de masque encore, parce qu’on n’en trouve que très difficilement : des commerces qui n’en commercent pas ou peu, des commandes qui n’arrivent pas, des livraisons qui ne se font pas. Et d’ailleurs ou encore, ne sera-t-il pas bientôt obligatoire d’avoir un masque pour pouvoir aller acheter un masque ? Sacré dilemme...

Pas de masque, encore, puisque que l’on apprend (via l’enquête de Davet et Lhomme du Monde entre autres) que, tous (ou presque) les stocks qui avait été établis, ont été détruits et non reconstitués.
Par ordre de qui ? Sur quelle injonction ? Selon quelle mystérieuse procédure ? Nul ne semble savoir. Ou plutôt nul ne le souhaite vraiment : désigner un ou des coupables, pardon un ou des responsables. Ou selon moi, nul ne désire vraiment pénétrer dans les rouages d’un État dont on ne sait plus qui le fait tourner rond... ou en bourrique.

Je suis stupéfait qu’au-delà de l’ire de chacun d’apprendre que nous (je dis NOUS, puisque c’est l’État, et ON ne se prive pas de dire qu’IL est NOUS... lorsque ça va mal !) avons détruit tant et tant de masques (ce pourrait être tout aussi bien des crayons, des médicaments ou des conserves) pour X raisons, personne ne se soit offusqué des révélations qui ne sont pas dites au travers des informations qui nous sont relayées.

1 - Une grande partie des masques stockés grâce aux bons soins (?) de l’État auraient été réduits en fumée car ils étaient moisis, attaqués par l’humidité en raison des conditions de leur stockage : ne doit-on pas, avant d’être scandalisé de leur autodafé, s’inquiéter sur la nature des locaux qui auront servi pour leur confinement ?

Je ne m’y connais guère en vaccins ou en munitions, mais si nous attendons une nouvelle autre crise pour apprendre que les frigos censés conserver les premiers sont des fours et que les abris pour que la poudre qui constitue les seconds ne sont pas imperméables, il y aura de quoi s’interroger sur la bonne (en) marche de l’État...

2 - C’est sans doute le plus révélateur et le plus inquiétant : comment en est-on arrivé à choisir la destruction plutôt que la distribution ? On semble en effet s’attacher essentiellement au fait qu’on ait supprimé des masques sans les remplacer et non qu’on les ait réduits en poussière...

Il me semble que l’assurance maladie est en déficit et que chaque hôpital commande annuellement pour son bon fonctionnement quantité de masques pour des coûts loin d’être anodins. Personne n’a donc pensé à proposer que, avant la date de péremption (si elle existe...) ou l’apparition de substances fongiques, que ces stocks soient distribués, allez, même revendus à prix d’amis (toutes ces structures dépendent de l’État, non ?) aux structures médicales qui en sont consommatrices.
Ainsi, plutôt que de les faire disparaitre en fumée, ces matériels seraient utilisés par ceux qui en ont besoin ; évitant ainsi non seulement la pénurie et le gaspillage, mais permettant également de réduire nombre de dépenses qui participent à la constitution de déficits abyssaux : à bien y réfléchir, consumer ainsi des masques, la plupart en sorte de papier, c’est comme brûler des billets de banque, quelques millions d’Euros, plusieurs dizaines voir plus d’une centaine, si j’ai bien “tout compris“.
Il est vrai que je ne suis que béotien et face aux spécialistes en tous genres...

Cette simple approche, permettrait aux établissements de santé de faire de sérieuses économies en payant un prix moins élevé et servirait aux stocks sanitaires pour se reconstituer périodiquement grâce aux ventes ainsi réalisées.
Accessoirement (???), les entreprises françaises qui les produisaient encore il y a peu ne seraient pas (plus, à vrai dire...) contraintes de fermer, réduisant au passage le déficit de l’assurance chômage...

La boucle serait ainsi bouclée, très naturellement, voire très simplement.
Soulignons qu’il n’est pas besoin d’avoir fait de très hautes études de gestion ou de management pour y penser... Il n’y a pas de petites économies : ma grand-mère disait ça... Le bon sens. La bonne direction, ce n’est pas si compliqué à suivre, non ?

The Big Little Richard nous a quitté durant ce week-end.
Il eut été du jazz on eut pu en dire tout le bien qu’on pensait.
Rock and roll. C’est quand même pas si mal, messieurs, mesdames.
En hommage, ce little masque.

Un billet écrit par Jean-Christophe Bollache et classé dans : Graphisme, Vie de lagence, Hors piste, Société, Communication.

Confinement J 53 - Masques série 27

8 mai 2020
Jean-Christophe Bollache

Comme le chantait celui qui fut le porte voix de “Parlez dans l’hygiaphone“ (marque déposée), voilà, c’est fini.
Ou presque.

Ce lundi sera le début de la fin.
Du confinement.

Et de mes masques : retour à la case normale. Par nécessité plus que par envie : le travail, le rythme des journées et les obligations multiples. Je l’espère, sinon cela signifierait que les missions qui peuvent nous être confiées ne l’auraient pas été et que notre activité demeurerait confinée.

Ce seront plus de 270 modèles que je vous aurai proposé au fil de ces 55 journées qui n’auront pas toujours été des plus sereines : que d’insomnies pour imaginer ces masques quotidiens et plus certainement en raison de toutes les incertitudes pour “l’après“...

J’ai néanmoins conservé quelques masques inédits de côté.
On ne sait jamais, si il y avait une nouvelle vague : ça aura tant ressemblé parfois à un mauvais film...

Bonne journée, et bon week-end prolongé à toutes et tous.
Et bonne reprise à ceux qui la feront.

Un billet écrit par Jean-Christophe Bollache et classé dans : Graphisme, Vie de lagence, Hors piste, Société, Communication.


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